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dc.contributor.authorGuedjiba, Abdenacer
dc.date.accessioned2017-05-07T14:42:14Z
dc.date.available2017-05-07T14:42:14Z
dc.date.issued2012
dc.identifier.citationLinguistiqueen
dc.identifier.urihttps://www.ummto.dz/dspace/handle/ummto/976
dc.description377 f. ; 30 cm (+ CD-ROM)en
dc.description.abstractCette étude se veut une contribution à la description de la situation linguistique du pays chaoui, en Algérie, une région berbérophone importante, mais très peu étudiée. On essaie d’établir un profil sociolinguistique de cette région, à partir d’un cas concret (les habitants du massif de l’Aurès), et ce à travers, une description fondée sur l’étude des pratiques langagières où se manifestent une série d’indices d’emploi des langues et sur l’analyse des attitudes et des représentations linguistiques de ces locuteurs. Pourquoi les habitants du massif s’attachent-ils à leur langue et à leurs traditions, beaucoup plus que les chaouis des autres régions? Quelles attitudes et quelles représentations linguistiques accompagnent leurs pratiques communicatives ? Quelle(s) langue(s) utilisent ces locuteurs dans leur territoire d’origine ? En l’absence d’autres voies d’arriver aux enquêtés (journaux locaux, radio locale, etc.), le seul moyen reste le travail de terrain (questionnaires, entretiens, observations systématiques.) Une méthode qui s’adapte à toute étude sociolinguistique. Les résultats de cette étude confirment l’attachement de la société « djebailie » (c’est ainsi qu’on appelle les habitants du massif de l’Aurès) à sa culture traditionnelle et à sa langue première. Un attachement, qui n’exclut nullement la cohabitation avec les langues et les cultures des autres, dans le souci de sauvegarder l’unité nationale et de s’ouvrir sur le monde. Cette double caractéristique est marquée par une coexistence dans les répertoires linguistiques de ces locuteurs et dans leurs pratiques langagières de plusieurs codes linguistiques : le chaoui, l’arabe parlé, l’arabe scolaire, le français, l’anglais et le kabyle. L’analyse des attitudes et des représentations linguistiques, permet de constater que les facteurs, particulièrement socioculturels, jouent un rôle important, dans le conditionnement des attitudes et des représentations des locuteurs, à propos de telle ou telle langue. L’examen des performances et des attitudes des djebailis, permet de constater que l’habitant du massif central révèle son identité sociolinguistique d’une manière particulière. Des phénomènes linguistiques spécifiques à cette région semblent la distinguer du reste du pays chaoui. Ces particularités, que l’on peut qualifier de « régionalismes conscients », permettent, aux chaouis des autres régions de l’Aurès, de reconnaître les djebailis et à ces derniers de s’identifier entre eux. Un regard prospectif, dans l’optique des résultats de ce travail préconise la préservation de l’homogénéité de la situation linguistique dans cette région, tant que les conditions socio-économiques évoluent en faveur de la réduction de l’exode rural et favorisent les retours saisonniers ou définitifs de la « diaspora djebailie » et tant que le massif n’est pas encore une zone favorable aux brassages des populations.en
dc.language.isofren
dc.publisherUniversité Mouloud Mammerien
dc.subjectSociolinguistiqueen
dc.subjectAurèsen
dc.titleLa situation linguistique dans le massif central de l'Aurès : (Etude sociolinguistique)en
dc.typeThesisen


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